« Les clowns ont eu un gros impact sur ma guérison », par Léa
À l’âge de 9 ans, la vie de Léa bascule brutalement. Le 24 février 2014, alors qu’elle se trouve à Disneyland Paris avec sa famille, elle est victime d’un AVC (Accident vasculaire cérébral). Transportée en urgence à l’hôpital Bicêtre AP-HP, elle passe trois semaines en réanimation, dont deux dans le coma profond, avant d’entamer un long parcours de rééducation.
Aujourd’hui âgée de 21 ans, Léa poursuit des études d’auxiliaire de puériculture. Douze ans après son accident, elle se souvient avec une grande émotion de celles et ceux qui l’ont accompagnée pendant son hospitalisation : les soignants, bien sûr, mais aussi les clowns du Rire Médecin.
Une présence dès les premiers jours
Léa ne garde aucun souvenir conscient de ses premières semaines à l’hôpital. Pourtant, les clowns étaient déjà là. Dès la première semaine de son coma, deux clowns entrent dans sa chambre de réanimation. Après avoir demandé à sa maman quelles chansons elle aimait écouter, elles lui offrent une reprise acoustique de « Papaoutai » de Stromae.
Pour ses parents, ce moment reste gravé dans leur mémoire.
Au départ, le père de Léa est inquiet à l’idée de voir des clowns entrer dans la chambre de sa fille plongée dans le coma. Mais dès les premières notes de musique, tout change.
Il a été émerveillé et s’est prêté au jeu.
Au fil des rencontres, il comprend combien ces moments sont essentiels pour les enfants hospitalisés et leurs proches. Aujourd’hui encore, l’émotion le gagne lorsqu’il croise les clowns du Rire Médecin.
Dans cette période d’incertitude et de peur, cette parenthèse musicale apporte un peu de lumière à toute la famille.
Les rendez-vous qu’elle attendait avec impatience
Après la réanimation, Léa rejoint le service de neurologie pédiatrique. Elle doit alors tout réapprendre : parler, marcher, respirer. Les rendez-vous médicaux, les séances de rééducation et les examens rythment son quotidien.
Au milieu de cette épreuve, les visites des clowns deviennent un repère précieux. À chaque passage, Mlle Fil et Mme Baden Baden lui offrent une chanson, un numéro, un moment d’évasion. Pour Léa, leur présence a été bien plus qu’un simple divertissement.
Les clowns ont eu un gros impact sur ma guérison. Sur mon mental, sur mon moral.
Douze ans après son AVC, Léa poursuit son chemin avec détermination. Malgré certaines séquelles toujours présentes, elle se forme aujourd’hui au métier d’auxiliaire de puériculture, avec l’envie d’accompagner à son tour les enfants et leurs familles.
Son lien avec Le Rire Médecin ne s’est jamais rompu. À tous les clowns, elle adresse un message simple :
Merci infiniment pour tout ce que vous faites. Vous apportez énormément aux enfants, aux parents, aux soignants. Votre rôle pendant l’hospitalisation d’un enfant est vraiment hyper important