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Chers amis,
J’ai souvent évoqué avec les comédiens-clowns hospitaliers combien leur travail contribuait à restaurer l’harmonie dans la vie des enfants broyée par la maladie et son écrasante absurdité. Mais je n’étais pas pleinement conscient que parfois, leur mission va plus loin pour panser d’autres blessures insoutenables : celles de la maltraitance. 

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L’enfant, vulnérable par essence, victime de violence, est le paradigme de l’insupportable. Notre système de santé, en conjonction avec les instances psycho-sociales, de protection de l’enfance et d’aide juridique utilise de multiples moyens pour tenter de panser les blessures physiques et les inévitables traumatismes psychiques. Mais d’autres acteurs doivent être présents auprès des enfants maltraités ; des acteurs qui font partie du merveilleux monde de l’enfance, qui symbolisent la joie et le bonheur, le rêve, la douceur et la caresse, des « ogres bienveillants » qui dévorent les malheurs, la tristesse, la maltraitance. Ce sont les clowns, qui apportent « un supplément d’âme » dans la réparation des cicatrices psychiques. Quand la vie vous force à vous réfugier dans le silence, à vous fondre avec les murs pour éviter les coups ou les insultes, on perd son âme d’enfant, son goût du jeu, nécessaire au bon développement de chacun. Les clowns aident à restaurer, eux–aussi et à leur juste mesure, ce droit à l’insouciance, à la bienveillance et à la joie. Petit enfant, je veux encore t’entendre rire.

Pr. Denis Devictor

Le Rire Médecin  -  64-70, rue de Crimée   -  75019 Paris  -  T +33 (0)1 44 84 40 80